Le bruit de la forêt, la nuit
La première fois que j’ai dormi dans une forêt tropicale, je m’attendais à souffrir de la chaleur et des moustiques. Ce qui m’a tenu éveillé, c’est le bruit. Un vacarme continu, à plusieurs étages, qui ne s’interrompt à aucun moment de la nuit et qui redouble une heure avant le lever du jour. Je suis reparti incapable de dire ce que j’avais entendu. Des insectes, sûrement. Des grenouilles, peut-être. Le reste, aucune idée.
Mon nom est Arnaud Bruckler, je vis entre l’Asie du Sud-Est et la France, et ce site a commencé là, avec une liste de choses que je ne savais pas nommer. Une jungle, tout le monde croit savoir ce que c’est, et presque personne ne sait la décrire autrement que par des clichés de film. Les questions restées sans réponse au petit matin sont devenues des pages : qu’est-ce qu’une jungle au juste, pourquoi le climat de la jungle produit une telle densité de vie, comment s’organise la biodiversité de la jungle entre le sol et la canopée, et qui fait tout ce bruit dans la faune de la jungle.
Des forêts posées sur du calcaire, dans la baie d’Ha Long

Sur les photos de brochure, ces pitons ont l’air de rochers nus. Vus de près, ils sont verts du pied au sommet. La baie d’Ha Long et l’archipel de Cat Ba forment un ensemble de 65 650 hectares et de 1 133 îles et îlots calcaires, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’archipel de Cat Ba ayant été rattaché au bien en 2023. Une grande partie de ces tours de calcaire est couverte de forêt tropicale humide, ce qui n’est pas la première chose que l’on vient y chercher.
Sur Cat Ba, la plus grande île de l’archipel, un parc national créé en 1986 protège un noyau de forêt primaire, c’est-à-dire une forêt qui n’a jamais été coupée. C’est le seul endroit au monde où vit le langur de Cat Ba, un primate dont la population comptée reste inférieure à cent individus. Il ne se trouve nulle part ailleurs, et il tient sur une surface qu’on parcourt à pied en une journée.
C’est ce que je retiens de cet endroit : une forêt tropicale n’a pas besoin d’être immense pour être irremplaçable, et les grands chiffres de la déforestation font oublier ces poches minuscules. J’écris donc à partir de lieux précis, et je ne donne une cause que lorsqu’une source l’établit. Les pressions qui pèsent sur ces forêts ont chacune leur page, du défrichement aux cultures qui prennent la place des arbres, comme le soja.
Ce qui finance un site comme celui-ci
La question mérite une réponse franche, et ce n’est ni la publicité ni les dons. Le référencement naturel est mon activité depuis 2012. Je travaille en indépendant sur la popularité des sites, c’est-à-dire sur les liens qui pointent vers eux, et une part de ce travail consiste à monter puis à alimenter des réseaux de sites éditoriaux. J’ai consacré une page entière, du côté professionnel, à décrire comment je construis un PBN. Nature et Paysages appartient à ce type de réseau, et autant l’écrire ici que le laisser deviner. Cela dit d’où vient le nom de domaine ; cela ne change rien à l’obligation de citer ses sources, page après page.
Mes autres terrains
Je tiens plusieurs adresses en parallèle. Altermonde Sans Frontières recueille la vie en déplacement, les villes traversées et celles où je finis par rester quelques mois. Conservation Nature couvre le vivant avec une exigence que ce site-ci n’a pas la prétention d’atteindre, et j’y écris depuis longtemps. Mon travail de consultant, lui, est détaillé sur arnaud-bruckler.fr.
